Afin de clore cette année, enrichissante par tous les thèmes abordés au fil des mois (l’ego, la liberté, les liens familiaux…), nous avons voulu terminer 2025 en échangeant sur le concept de la beauté.
Par définition, elle est ce qui provoque une émotion positive, une admiration, un apaisement, un plaisir ou un émerveillement – parce que quelque chose nous semble harmonieux, vrai ou touchant. En grec, kalos désigne ce qui est harmonieux.
Cela peut venir d’une personne, d’un paysage, d’un geste, d’un moment ou d’une œuvre.
Nous avons pu définir la beauté comme une émotion positive, que l’on sent et perçoit. Elle arrive souvent de manière spontanée, essentiellement par les sens (voir un beau paysage ou écouter une musique qui nous touche), mais également par la mémoire (se souvenir d’un moment, et le trouver beau).
Selon la personnalité de chacun, on peut trouver le beau dans un musée de peinture, dans un paysage, dans une exposition d’art, dans l’architecture d’une ville, ou même tout simplement dans un moment partagé avec des êtres chers. Nous avons évoqué comme exemple la Carrière des Lumières des Baux de Provence qui allie œuvre d’art et musique, ou nous sommes immergés dans un magnifique moment, hors du temps.
La beauté peut aussi être le reflet de notre état intérieur, si je suis de bonne humeur, je peux plus facilement trouver beau un ciel gris et pluvieux. Nous pouvons donc nous interroger sur le fait que la beauté peut s’entretenir, ou du moins le regard que l’on porte sur notre environnement, en voyant le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Ainsi, cet émerveillement sur le monde pourrait nous accompagner au quotidien.
Enfin, cette émotion est souvent tellement intense, que l’on aimerait la partager avec notre entourage pour pouvoir transmettre notre regard, expliquer ou montrer ce qui nous a touché.
Ensuite, nous avons concédé au fait que la beauté est une émotion, et par ce fait, changeante.
L’importance de la beauté physique, « superficielle », d’une personne, à l’adolescence se transforme souvent, pour beaucoup en une volonté de découvrir la beauté intérieure de cette personne. Car oui, la beauté ne se limite pas aux 5 sens, elle peut etre intérieure, se définissant alors comme une qualité morale ou éthique (la bonté, l’authenticité …). Une personne drôle, attentionnée peut nous toucher particulièrement, sans que l’on ce soit attardé sur son aspect physique.
Inversement, je peux avoir un coup de cœur pour un joli vêtement, et finalement le délaisser quelques semaines plus tard…
Car la beauté serait plutôt reliée au cœur, aux plaisirs, et non à notre côté mental ou analytique. Pour Platon, l’amour est même indissociable de la beauté.
Enfin, dans un monde d’images, de standardisation du beau via les réseaux sociaux, les médias, pouvons-nous encore nous laisser emporter par un émerveillement des petites choses du quotidien sans filtre, sans écran ? Est-ce que l’on peut cultiver cette liberté, ce regard qui nous fait voir la beauté du monde ? De quelle manière ?
Nous vous souhaitons à tous de belles fêtes de fin d’année, et nous vous retrouverons en 2026 pour de nouvelles discussions …